Plus-value immobilière 2026 : l’impôt réellement prélevé à la vente
Frais d’achat réels recalculés pour le département, forfaits, abattements, surtaxe : le même calcul que celui du notaire du vendeur.
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La plus-value immobilière est taxée quand vous vendez un bien qui n’est pas votre résidence principale : résidence secondaire, logement loué, terrain, garage. Elle se calcule sur la différence entre le prix de vente et un prix d’achat majoré des frais d’acquisition (réels ou forfait de 7,5 %) et des travaux (réels ou forfait de 15 % au-delà de 5 ans). On applique ensuite deux abattements pour durée de détention : celui de l’impôt sur le revenu, à 19 %, efface tout après 22 ans ; celui des prélèvements sociaux, à 17,2 %, après 30 ans. Une surtaxe de 2 à 6 % s’ajoute au-delà de 50 000 € imposables. Pour un appartement acheté 200 000 € en Gironde et revendu 320 000 € douze ans plus tard, la plus-value brute atteint 73 861 € et le notaire prélève 19 377 € : 8 140 € d’impôt et 11 237 € de prélèvements. Le simulateur recalcule vos frais de notaire d’origine pour savoir s’ils battent le forfait.
Impôt et prélèvements sur la plus-value
19 377 €
Plus-value brute 73 861 € · abattements 42,00 % (impôt) et 11,55 % (prélèvements)
| Frais d’acquisition (montant réel) | 16 139 € |
| Travaux (forfait de 15 %) | 30 000 € |
| Prix d’achat majoré | 246 139 € |
| Impôt sur le revenu (19 % de 42 840 €) | 8 140 € |
| Prélèvements sociaux (17,2 % de 65 330 €) | 11 237 € |
| Surtaxe sur les plus-values de plus de 50 000 € | 0 € |
| Total prélevé par le notaire | 19 377 € |
| Gain net après impôt (vente − achat − impôt) | 100 623 € |
Ce que la durée de détention efface
Impôt et prélèvements
17 570 €
| Abattement impôt sur le revenu | 60,00 % |
| Abattement prélèvements sociaux | 16,50 % |
| Surtaxe | 0 € |
| Sans aucun abattement | 30 560 € |
Du prix de vente à la plus-value imposable
Le calcul part du prix de vente inscrit dans l’acte, diminué des frais que vous avez payés pour vendre et que vous pouvez justifier : les diagnostics obligatoires, par exemple. En face, le prix d’acquisition est celui de votre acte d’achat, augmenté de trois catégories de dépenses. Les frais d’acquisition d’abord, c’est-à-dire les droits de mutation et les frais de notaire payés à l’époque, la commission d’agence si elle était à votre charge, pour leur montant réel ou par un forfait de 7,5 % du prix. Les travaux de construction, d’agrandissement ou d’amélioration ensuite, sur factures, ou par un forfait de 15 % du prix dès que vous avez détenu le bien plus de 5 ans. Les charges et indemnités versées au vendeur, enfin, plus rares.
Le choix entre réel et forfait se fait poste par poste et le plus favorable gagne. Pour les frais d’acquisition, le simulateur ne vous demande pas de retrouver le décompte d’il y a quinze ans : il recalcule les frais de notaire de l’achat avec le moteur de ce site, pour le département choisi, et les compare au forfait. Dans un département à 5 %, les frais réels d’un achat dans l’ancien dépassent souvent le forfait ; dans le neuf, jamais. Le guide frais de notaire et plus-value détaille cette comparaison.
Deux abattements, deux calendriers
La plus-value brute est ensuite réduite selon la durée de détention, comptée en années pleines. Le système en a deux, et c’est la source de la plupart des erreurs de calcul en ligne. Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement est de 6 % par an de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e : l’exonération est totale à 22 ans. Pour les prélèvements sociaux, il est de 1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e, puis 9 % par an jusqu’à la 30e.
| Détention | Abattement impôt sur le revenu | Abattement prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| 5 ans | 0,00 % | 0,00 % |
| 6 ans | 6,00 % | 1,65 % |
| 10 ans | 30,00 % | 8,25 % |
| 15 ans | 60,00 % | 16,50 % |
| 20 ans | 90,00 % | 24,75 % |
| 21 ans | 96,00 % | 26,40 % |
| 22 ans | 100,00 % | 28,00 % |
| 25 ans | 100,00 % | 55,00 % |
| 28 ans | 100,00 % | 82,00 % |
| 30 ans | 100,00 % | 100,00 % |
À 6 ans, l’abattement n’est encore que de 6 % et 1,65 %. À 22 ans, l’impôt disparaît (100 %) mais les prélèvements restent dus sur 72 % de la plus-value. Vendre quelques mois avant un anniversaire de l’acte coûte donc une année d’abattement : la date d’achat se lit sur l’acte, pas sur la date des clés.
Taux, surtaxe et somme prélevée
La base imposable à l’impôt sur le revenu est taxée à 19 %, celle des prélèvements sociaux à 17,2 %. Le taux des prélèvements sur les plus-values immobilières n’a pas suivi la hausse à 18,6 % appliquée à d’autres revenus du patrimoine : service-public.fr le maintient à 17,2 % pour ces cessions. Au-delà de 50 000 € de plus-value imposable après abattement, une taxe supplémentaire de 2 à 6 % s’applique, avec un lissage à l’entrée de chaque palier défini par le BOFiP. Pour un bien acheté 400 000 € à Paris et revendu 900 000 € dix ans plus tard, elle atteint 17 182 € sur un total de 136 154 €.
| Achat | Vente | Détention | Plus-value brute | Impôt | Prélèvements | Surtaxe | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 180 000 € | 250 000 € | 4 ans | 55 337 € | 10 514 € | 9 518 € | 874 € | 20 906 € |
| 200 000 € | 320 000 € | 12 ans | 73 861 € | 8 140 € | 11 237 € | 0 € | 19 377 € |
| 250 000 € | 450 000 € | 18 ans | 142 673 € | 5 964 € | 19 276 € | 0 € | 25 240 € |
| 300 000 € | 600 000 € | 8 ans | 231 484 € | 36 065 € | 37 844 € | 7 593 € | 81 502 € |
| 400 000 € | 900 000 € | 10 ans | 409 107 € | 54 411 € | 64 561 € | 17 182 € | 136 154 € |
Les exonérations qui changent tout
La vente de la résidence principale est entièrement exonérée, quel que soit le gain : c’est l’exonération la plus courante, et elle suppose que le logement soit réellement votre résidence habituelle au jour de la vente, ou qu’il l’ait été jusqu’à sa mise en vente si celle-ci a duré un délai normal. Une vente dont le prix ne dépasse pas 15 000 € est exonérée elle aussi. La première cession d’un logement autre que la résidence principale ouvre une exonération proportionnelle au prix réemployé dans l’achat de votre résidence principale dans les deux ans, à condition de ne pas avoir été propriétaire de votre résidence principale dans les quatre années précédentes.
D’autres exonérations tiennent au vendeur : retraité ou titulaire d’une carte d’invalidité aux revenus modestes, personne entrée en établissement pour personnes âgées qui vend son ancienne résidence principale dans les deux ans. Elles dépendent de plafonds de revenus que service-public.fr publie chaque année. Le simulateur ne les applique pas automatiquement : si vous êtes dans l’un de ces cas, le notaire le vérifiera sur pièces.
Vendeur non résident
Un vendeur domicilié hors de France est imposé sur la plus-value d’un bien français dans les mêmes conditions qu’un résident, sous réserve des conventions fiscales. Il peut être exonéré à la vente de son ancienne résidence principale si elle intervient au plus tard le 31 décembre de l’année suivant son départ, et, pour un ressortissant de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, dans la limite de 150 000 € de plus-value pour une autre résidence. La version anglaise de cette page détaille ces cas, fréquents chez les propriétaires de résidences secondaires.
Ce que le calcul suppose
Le simulateur suppose une vente de gré à gré par un particulier, d’un bien acheté à titre onéreux. Pour un bien reçu par donation ou succession, saisissez comme prix d’achat la valeur déclarée dans l’acte et, dans les options, les frais réellement payés : le forfait de 7,5 % ne s’applique pas. Les parts de société civile immobilière, les terrains à bâtir et les amortissements d’une location meublée suivent des règles particulières, signalées dans la FAQ. Le résultat reste une estimation : seul le calcul du notaire fait foi.